CAMILLE GRASSINEAU DE L’ÉNERGIE À REVENDRE

Elle a crevé l’écran cet été  avec l’équipe de France de rugby, suscitant derrière elle l’intérêt des médias et du grand public. Camille Grassineau revient avec nous sur sa découverte du rugby durant ses études à Bordeaux, il y a  à peine 6 ans et sur son parcours exceptionnel.

L’Amphi Bordelais : Comment es-tu tombée dans le rugby ?

Camille Grassineau : J’ai commencé à 18 ans à mon arrivée sur Bordeaux en fac de sports. J’avais fait 2 tournois de beach rugby au lycée et en arrivant sur Bordeaux, je voulais faire de l’athlé et un autre sport en parallèle et comme les terrains de rugby du Bordeaux Etudiants Club  étaient juste à côté de ceux d’athlé, je me suis dit pourquoi ne pas tenter.

L’AB : Raconte-nous ton parcours dans la discipline?

CG : J’ai donc commencé le rugby au BEC en fédérale 3 (équivalent de la cinquième division)et en parallèle je jouais également en universitaire avec Didier Souliès.

Au cours de ma deuxième année, j’ai été sélectionnée en équipe de France à 7, après avoir été repérée par le préparateur de l’équipe de France Thomas Darracq au cours d’un tournoi avec la sélection universitaire. J’ai pu profiter de l’absence de nombreuses joueuses qui préparaient la coupe du monde à XV. J’ai eu la chance de faire partie de cette nouvelle génération en sachant qu’à cette époque je n’étais pas une grande joueuse de ballon, ce sont mes qualités physique qui ont fait la différence. Après tout s’est enchainé rapidement.

J’ai ensuite rejoins le stade bordelais,  où j’ai été très vite intégrée par des filles avec qui je jouais à la fac. Ce changement de club m’a permis de continuer ma progression en me spécialisant notamment au poste de ¾ centre et en étant confrontée à des filles d’un très bon niveau. Les résultats ont suivi puisque  nous sommes montées dans l’Elite dès ma première année. Avec le resserrement de l’Elite à 8 clubs (10 auparavant) nous jouerons cette année en Elite 2 après 2 années dans l’Elite.

Ma première sélection à XV est arrivée au cours des tests de novembre de 2012 avec notamment un match au stade de France contre les Etats-Unis.

Cette année j’ai enchainé avec le tournoi des 6 nations et la coupe du monde

L’AB : Tu as gagné le grand chelem cet hiver quel souvenir en gardes-tu ?

CG : C’est un super souvenir, c’est une aventure qui dure 2 mois avec le même groupe de filles. Même si c’est assez éprouvant parce qu’on fait la navette entre l’équipe de France et nos clubs. On ne pense que rugby pendant deux mois, mais au final ça reste une superbe aventure.