JOBS D’ÉTÉ : NOS CONSEILS POUR UNE RECHERCHE EFFICACE

Idéal pour financer ses vacances, ses études, mettre de côté pour l’année qui arrive, ou tout simplement se faire un peu d’argent de poche, le job d’été est devenu indispensable pour de nombreux étudiants.

Stage ou job ?

Avant toute démarche, il faut commencer par cibler ses objectifs. Souhaitez-vous privilégier votre expérience professionnelle ou votre rémunération? En effet, dans le cadre d’un stage conventionné à temps plein,  la rémunération s’élève à 436euros, en sachant que cette solution est bien plus bénéfique pour votre CV selon votre objectif professionnel. Aussi un stage en entreprise peut s’avérer plus facile à trouver, grâce au service des stages de votre université/école et cela montre également votre intérêt à enrichir votre expérience dans un domaine que vous aurez vous-même choisi, même en dehors de la période universitaire. «Nous recommandons aux étudiants de faire des stages l’été car l’étudiant ne manque pas les cours durant cette période et peut réaliser plusieurs mois de stage, les examens s’achevant généralement fin mai et les cours reprenant fin septembre » explique Amandine Espagnet, chargée des relations entreprises et stages au sein de l’Université de Bordeaux. En revanche, un job d’été correspond à un contrat à durée déterminée (CDD) et comprend les mêmes formalités qu’un autre emploi: signature d’un contrat, période d’essai, cotisations retraite, etc. Votre rémunération ne pourra être inférieure au smic horaire soit 9,53€ brut par heure et 1445,38€ brut par mois sur la base de 35 heures.

Qui peut m’aider ?

Pour un job d’été, il faut cibler les secteurs connaissant une hausse d’activité pendant la période estivale comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration mais aussi les secteurs d’activité où les entreprises susceptibles de connaître une carence de main d’œuvre comme les enseignes de distribution, garde d’enfants, supermarchés… Pour vous aider, des organismes comme le CIJA et le CROUS avec son dispositif Jobaviz, centralisent les offres d’emploi selon vos critères de recherche et peuvent vous mettre en relation avec les employeurs. Si vous êtes à la recherche d’un stage, n’hésitez pas non plus à solliciter l’aide de votre responsable de stage de votre école/université.

DES EXPÉRIENCES ORIGINALES

POURQUOI PAS LONDRES ?

Pour améliorer votre anglais et vous faire un peu d’argent en même temps, voyager durant la période estivale peut-être une bonne opportunité, à condition d’être un peu aidé! Pour cela, le centre Charles Peguy de Londres, subventionné par le gouvernement français, aide les jeunes francophones à s’insérer professionnellement en Grande-Bretagne en les accompagnant dans leurs recherches d’emploi et de logement. C’est ce qu’a fait Solène, étudiante en bi-licence information et communication et anglais, lors de l’été 2012. «Une fois arrivée à Londres, j’ai eu la chance d’être hébergée par quelqu’un que je connaissais. En revanche, souhaitant trouver un job d’été, j’ai passé un moment à faire du porte-à-porte, sans succès, jusqu’à ce que j’entende parler du centre Charles Peguy. Après avoir sélectionné les annonces susceptibles de nous intéresser, le centre donne les contacts et organise un suivi régulier des recherches chaque semaine. Des clubs de discussion et des ateliers pour rédiger son cv sont également proposés. J’ai ainsi pu trouver un petit boulot de bricolage chez une personne souhaitant retaper sa maison.» La meilleure façon d’améliorer son anglais? Se sociabiliser, «j’ai eu la chance de rencontrer du monde sur place et le fait d’être en permanence avec des anglais en dehors de mes heures de travail m’a permis de bien parler assez rapidement.»

PROFITER DE LA PLAGE EN TRAVAILLANT

C’est ce qu’a fait Guillaume, étudiant en licence d’Histoire, en étant vendeur de beignets pendant deux étés consécutifs à Lacanau. «J’ai trouvé ce job complètement au hasard, en répondant simplement à une annonce sur internet. J’ai dit oui tout de suite car c’est un job qui oblige à surpasser sa timidité et pour un timide comme moi c’était bénéfique. » Très physique, ce job a aussi de nombreux atouts: «ce n’est pas toujours rose, surtout quand le thermomètre affiche 45° en début d’après-midi, mais quand on voit le résultat on est pas mécontents. La rémunération est largement à la hauteur de l’effort, je ne travaillais que l’après-midi et je gagnais plus qu’un salarié à temps plein lambda. Il y a des moments difficiles mais le tout est de prendre le rythme et c’est toujours sympa d’amuser les gens, les enfants viennent nous voir, on nous demande des photos… la bonne humeur des gens, c’est ça qui est motivant ! »